Catégorie : Associations & Fondations

  • Apprentissage : les crédits versés par l’État aux régions pour les CFA divisés par plus de deux en six ans

    Apprentissage : les crédits versés par l’État aux régions pour les CFA divisés par plus de deux en six ans

    TROIS GÉNÉRATIONS DE TEXTES, UNE MÊME TRAJECTOIRE

    Depuis deux arrêtés de 2020, France compétences verse chaque année aux régions et à la collectivité de Corse deux enveloppes distinctes destinées au financement des centres de formation d’apprentis (CFA) :

    • une enveloppe « fonds de soutien à l’apprentissage », qui couvre les dépenses de fonctionnement ;
    • une enveloppe investissement.

    Par arrêté de 2024 puis de 2026, les deux enveloppes suivent la même trajectoire : celle de leur diminution progressive.

    EnveloppesTotal 2020 (€)Total 2024 (€)Total 2026 (€)Évolution 2020→2026
    Crédits du fonds de soutien à l’apprentissage138 000 200 €88 000 199 €44 000 100 €-68,1%
    Crédits pour l’investissement180 097 500 €180 097 500 €90 048 751 €-50%

    Au global, les crédits cumulés versés aux régions et à la collectivité de Corse pour le financement des CFA ont subi une :

    Diminution globale de 57,9 %

    entre 2020 et 2026

    LE FONDS DE SOUTIEN À L’APPRENTISSAGE : -68 % en six ans, avec une clé de répartition quasiment inchangée

    L’enveloppe fonctionnement accuse une baisse de 93 999 400 € (-68,1 %) entre 2020 et 2026. Elle a été divisée par deux entre 2024 et 2026 (88 000 199 € → 44 000 100 €), après avoir déjà perdu environ 36 % entre 2020 et 2024.

    Chaque région perd sensiblement le même pourcentage, autour de -68 %.

    RégionTotal 2020 (€)Total 2024 (€)Total 2026 (€)Évolution 2020→2026 (€)Évolution 2020→2026 (%)
    Auvergne-Rhône-Alpes15 313 7009 765 2664 882 633-10 431 067-68,1 %
    Bourgogne-Franche-Comté6 634 0004 230 3802 115 190-4 518 810-68,1 %
    Bretagne6 281 1004 005 3422 002 671-4 278 429-68,1 %
    Centre-Val de Loire6 938 2004 424 3632 212 182-4 726 018-68,1 %
    Corse768 100489 803244 902-523 198-68,1 %
    Grand Est12 708 4008 103 9144 051 957-8 656 443-68,1 %
    Hauts-de-France12 305 1007 846 7373 923 369-8 381 731-68,1 %
    Île-de-France20 571 50013 118 0696 559 035-14 012 465-68,1 %
    Normandie8 476 5005 405 3092 702 655-5 773 845-68,1 %
    Nouvelle-Aquitaine14 086 3008 982 5764 491 288-9 595 012-68,1 %
    Occitanie9 439 4006 019 3323 009 666-6 429 734-68,1 %
    Pays de la Loire10 992 3007 009 5883 504 794-7 487 506-68,1 %
    Provence-Alpes-Côte d’Azur7 698 1004 908 9372 454 469-5 243 631-68,1 %
    Guadeloupe1 093 500697 305348 653-744 847-68,1 %
    Martinique914 000582 841291 421-622 579-68,1 %
    Guyane530 900338 545169 273-361 627-68,1 %
    La Réunion3 249 1002 071 8921 035 946-2 213 154-68,1 %
    Total138 000 20088 000 19944 000 100-93 999 400-68,1 %

    Aucune donnée « fonctionnement » n’est publiée pour Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy sur ces trois arrêtés ; ces territoires ne bénéficient que de l’enveloppe investissement (cf. tableau ci-dessous).


    L’ENVELOPPE INVESTISSEMENT : -50 % entre 2020 et 2026

    L’enveloppe investissement accuse une baisse de 90 048 749 € en six ans. Comme pour le fonctionnement, la répartition entre régions reste presque identique d’une année sur l’autre : chaque région perd environ la moitié de son enveloppe 2020.

    RégionTotal 2020 (€)Total 2026 (€)Évolution (€)Évolution (%)
    Auvergne-Rhône-Alpes15 264 0007 627 760-7 636 240-50,0 %
    Bourgogne-Franche-Comté10 371 7005 182 969-5 188 731-50,0 %
    Bretagne7 690 6003 843 164-3 847 436-50,0 %
    Centre-Val de Loire12 091 4006 042 341-6 049 059-50,0 %
    Corse217 500108 690-108 810-50,0 %
    Grand Est9 041 5004 518 238-4 523 262-50,0 %
    Hauts-de-France22 154 20011 070 946-11 083 254-50,0 %
    Île-de-France23 029 90011 508 553-11 521 347-50,0 %
    Normandie11 106 5005 550 165-5 556 335-50,0 %
    Nouvelle-Aquitaine31 758 30015 870 328-15 887 972-50,0 %
    Occitanie9 216 0004 605 440-4 610 560-50,0 %
    Pays de la Loire17 035 7008 513 118-8 522 582-50,0 %
    Provence-Alpes-Côte d’Azur3 508 0001 753 026-1 754 974-50,0 %
    Guadeloupe4 991 8002 494 513-2 497 287-50,0 %
    Guyane134 10067 013-67 087-50,0 %
    Martinique410 800205 286-205 514-50,0 %
    Mayotte25 00025 00000 %
    La Réunion1 975 500987 201-988 299-50,0 %
    Saint-Pierre-et-Miquelon25 00025 00000 %
    Saint-Martin25 00025 00000 %
    Saint-Barthélemy25 00025 00000 %
    Total180 097 50090 048 751-90 048 749-50,0 %

    EN CONCLUSION

    • Le fonds de fonctionnement recule plus fortement (-68,1 %) que l’investissement (-50 %) sur la période 2020-2026.
    • Le fonctionnement a connu une baisse en deux temps : environ -36 % entre 2020 et 2024, puis une division par deux entre 2024 et 2026.
    • Toutes les régions sont concernées dans les mêmes proportions : la clé de répartition entre régions reste quasi stable d’un arrêté à l’autre ; seul le montant global de chaque enveloppe diminue.
    • Les collectivités plafonnées à 25 000 € au titre de l’investissement (Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) sont les seules dont la dotation ne baisse pas.
    • En valeur absolue, ce sont les grandes régions (Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France) qui perdent le plus de crédits sur les deux enveloppes réunies.

    #Veille #Apprentissage #Subvention

  • Médico-social : 2 800 000 € obtenus auprès de la CNSA pour la construction d’un IME et d’un EAM en Bretagne

    CHAPITRE 13 a accompagné une fondation dans le montage et le dépôt d’un dossier de financement auprès de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), en vue de la construction d’un Institut Médico-Éducatif (IME) et d’un Établissement d’Accueil Médicalisé (EAM) en région Bretagne.

    LE PROJET

    La fondation portait un projet de construction de grande ampleur, associant deux établissements médico-sociaux complémentaires :

    • un Institut Médico-Éducatif, destiné à l’accompagnement d’enfants et d’adolescents en situation de handicap ;
    • et un Établissement d’Accueil Médicalisé, tourné vers l’accompagnement d’adultes nécessitant un suivi médical et éducatif renforcé.

    En réunissant ces deux structures sur un même site, le projet visait à offrir une continuité de parcours aux personnes accompagnées, de l’enfance à l’âge adulte, tout en mutualisant certains moyens humains et techniques.

    Ce type de projet répond à un besoin criant sur le territoire breton, où les listes d’attente pour l’accès à des places en établissement médico-social restent longues, en particulier pour les profils nécessitant un accompagnement médicalisé lourd. La fondation souhaitait ainsi renforcer son offre et répondre plus efficacement aux besoins des familles et des personnes accompagnées de la région.

    Au-delà de sa dimension sociale, le projet représentait un investissement conséquent, tant sur le plan foncier que sur celui de la construction, des équipements spécialisés et des aménagements nécessaires à l’accueil de publics à besoins spécifiques.

    Un tel niveau d’investissement ne pouvait raisonnablement être porté par la seule fondation, ni couvert par les financements de droit commun de l’Assurance Maladie destinés au fonctionnement des établissements.

    Un effet de levier financier significatif, mobilisant des fonds dédiés à l’investissement dans le secteur médico-social, s’imposait donc comme une condition de faisabilité du projet.

    LES ENJEUX DU FINANCEMENT DANS LE SECTEUR MÉDICO-SOCIAL

    Le financement de l’investissement dans le secteur médico-social répond à une logique particulière, distincte de celle des équipements publics classiques.

    La CNSA dispose, à travers son plan d’aide à l’investissement (PAI), d’une enveloppe dédiée au soutien de la création, de l’extension et de la rénovation des établissements et services médico-sociaux, avec pour objectif d’accroître l’offre de places disponibles et d’améliorer la qualité de l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

    L’accès à ce financement suppose toutefois de démontrer, avec un niveau d’exigence élevé, l’adéquation du projet avec les besoins identifiés sur le territoire, sa cohérence avec les orientations des schémas régionaux et départementaux, ainsi que la solidité de son plan de financement et de son modèle économique de fonctionnement.

    La constitution d’un dossier CNSA nécessite ainsi une articulation fine entre expertise technique du projet de construction, connaissance des politiques publiques du secteur médico-social et maîtrise des exigences administratives et financières propres à ce type de financement (PGFP, etc.)

    NOTRE ACCOMPAGNEMENT

    CHAPITRE 13 a accompagné la fondation à chaque étape de la constitution de son dossier de financement, depuis l’analyse d’opportunité jusqu’à l’obtention de la décision de financement.

    La première étape a consisté à objectiver la pertinence du projet au regard des besoins du territoire breton, en s’appuyant sur les données disponibles relatives aux listes d’attente et aux orientations des schémas régionaux et départementaux relatifs au handicap. Ce travail a permis de bâtir un argumentaire solide, démontrant que le projet répondait à un besoin réel et documenté, et non à une simple opportunité de développement.

    CHAPITRE 13 a ensuite structuré l’ensemble du dossier de demande de financement, en lien étroit avec les équipes de la fondation, les maîtres d’œuvre, la future association gestionnaire et également les partenaires du projet. Ce travail a porté sur la formalisation du programme technique de l’opération, l’élaboration du plan de financement prévisionnel intégrant l’ensemble des postes de dépenses et des cofinancements mobilisables, ainsi que la rédaction de l’ensemble des pièces attendues par le financeur public, en particulier la démonstration de la viabilité économique du fonctionnement des deux futurs établissements.

    Une attention particulière a été portée à la cohérence entre le projet architectural, les besoins d’accompagnement des futurs résidents et les exigences réglementaires propres aux établissements médico-sociaux, afin de sécuriser l’instruction du dossier et d’anticiper d’éventuelles demandes complémentaires de l’instructeur.

    CHAPITRE 13 a également assuré le suivi administratif du dossier jusqu’à son passage en commission, en assurant l’interface avec la CNSA et en apportant, tout au long de l’instruction, les compléments d’information nécessaires.

    LE RÉSULTAT

    Une subvention de 2 800 000 € a été obtenue fin 2024 auprès de la CNSA au titre de son plan d’aide à l’investissement et des crédits non-reconductibles, pour financer la construction de l’IME et de l’EAM portés par la fondation.

    Ce financement constitue un effet de levier déterminant pour la réalisation du projet. Il permet à la fondation de sécuriser une part substantielle du coût de construction des deux établissements, sans faire peser sur son équilibre financier un endettement disproportionné, et sans répercuter ce coût d’investissement sur le prix de journée facturé pour l’accompagnement des personnes accueillies.

    Au-delà de l’aspect financier, cette subvention traduit la reconnaissance, par la CNSA, de la pertinence et de l’utilité sociale du projet porté par la fondation. Elle permettra, à terme, la création de nouvelles places d’accueil en IME et en EAM en région Bretagne, contribuant ainsi à réduire les listes d’attente qui pèsent aujourd’hui sur de nombreuses familles, et à améliorer la continuité de l’accompagnement des personnes en situation de handicap, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte.

    PERSPECTIVES

    Ce projet illustre la capacité de CHAPITRE 13 à accompagner des porteurs de projet du secteur médico-social sur des opérations d’investissement d’ampleur, en conjuguant expertise financière, connaissance fine des politiques publiques sectorielles et maîtrise des exigences propres à chaque financeur.

    Il témoigne également de l’engagement de CHAPITRE 13 aux côtés des associations et des fondations qui œuvrent, au quotidien, à l’amélioration de l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur l’ensemble du territoire national.

    #CasClient #Fondation #MedicoSocial #Bretagne

  • Innovation & entrepreneuriat : 400 000 € de FEDER obtenus pour une école de commerce francilienne

    CHAPITRE 13 a accompagné une grande école de commerce en Île-de-France dans le montage et le dépôt d’un dossier de financement auprès du FEDER, fonds européen dédié au soutien de la compétitivité économique et de l’innovation dans les territoires.

    LE PROJET

    L’école de commerce portait un projet de renforcement de son incubateur et de son accélérateur, destinés à accompagner au cours des trois prochaines années les entrepreneurs franciliens dans la création et le développement de leurs entreprises.

    L’ambition était de consolider les moyens humains, techniques et pédagogiques mis à disposition des porteurs de projet, afin d’accroître la capacité d’accompagnement de la structure et de renforcer son ancrage dans l’écosystème entrepreneurial régional.

    NOTRE ACCOMPAGNEMENT

    CHAPITRE 13 a identifié le FEDER comme le dispositif de financement le plus adapté à ce projet, puis a structuré le dossier de demande et rédigé l’ensemble des pièces attendues par l’instructeur.

    L’accompagnement a porté sur la démonstration de l’éligibilité du projet, la justification de sa contribution aux objectifs européens de développement économique et d’innovation, ainsi que sur la construction d’un plan de financement solide et d’un argumentaire valorisant l’impact du projet pour les entrepreneurs franciliens.

    LE RÉSULTAT

    Une subvention de 400 000 € a été obtenue en 2024, jusqu’en 2027, au titre du FEDER.

    Ce financement permet à l’école de commerce de renforcer significativement son incubateur et son accélérateur, en élargissant sa capacité d’accompagnement au bénéfice des entrepreneurs franciliens. Il contribue directement au développement de nouvelles entreprises sur le territoire francilien et à la dynamisation de son écosystème entrepreneurial.

    #CasClient #Associations #Education #FEDER #IledeFrance

  • Formation par apprentissage : 500 000 € de subventions obtenus pour un CFA francilien

    CHAPITRE 13 a accompagné un Centre de Formation des Apprentis (CFA) d’Île-de-France dans la mobilisation de financements publics auprès de son opérateur de compétences (OPCO), aboutissant à l’obtention de trois subventions pour un montant total de 500 000 €.

    LE PROJET

    Face aux enjeux croissants de la formation par alternance et à la nécessité de moderniser ses équipements et ses espaces, ce CFA francilien souhaitait engager plusieurs projets d’investissement visant à améliorer durablement les conditions d’accueil et de transmission des savoirs à ses apprentis. Des ambitions réelles, mais dont le financement nécessitait une ingénierie rigoureuse pour identifier les bons leviers et construire des dossiers solides.

    NOTRE ACCOMPAGNEMENT

    Il a permis d’intervenir pour analyser les dispositifs de financement accessibles au CFA, et identifier parmi eux les opportunités offertes par l’OPCO partenaire de la structure. Trois axes de financement distincts ont été ciblés, chacun donnant lieu à un dossier de demande spécifique, monté et rédigé par nos soins.

    L’accompagnement a porté sur la qualification précise des projets d’investissement, la démonstration de leur cohérence avec les orientations de l’OPCO, et la structuration d’un argumentaire pédagogique et financier adapté aux attentes de l’instructeur pour chacun des trois dossiers.

    LE RÉSULTAT

    Les trois demandes ont abouti favorablement : 500 000 € de subventions ont été accordés par l’OPCO en 2022, permettant au CFA de concrétiser l’ensemble de ses projets d’investissement.

    Ces financements ont directement bénéficié aux apprentis, à travers l’amélioration des conditions matérielles d’accueil et la modernisation des outils et espaces dédiés à la transmission des savoirs.

    Un résultat qui illustre la valeur d’un accompagnement structuré dans la mobilisation de financements publics, y compris lorsque plusieurs projets sont menés simultanément.

    #CasClient #Associations #CFA #IleDeFrance